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Attribué pour la quatrième fois, le Prix Hans Platschek est l’un des prix artistiques les plus originaux d‘Allemagne. Il récompense les artistes plasticiens ayant produit une oeuvre importante comme auteur littéraire ou dont la création intègre une composante narrative, critique et lyrique essentielle. Cette année, le Prix rend hommage à Werner Büttner, professeur d’art à Hambourg et très proche de Hans Platschek par son humour sarcastique. Ses prédécesseurs ont été le dessinateur et écrivain F. W. Bernstein en 2008, le peintre Friedrich Einhoff en 2009 et Monika Grzymala en 2010, à qui l’on doit d’avoir « renouvelé le dessin », selon les termes mêmes du juré.
Les lauréats du prix Hans Platschek sont sélectionnés par un jury composé d’une seule personne. Cette mission a été confiée cette année à Harald Falckenberg, l’un des collectionneurs d’art majeur du pays, auteur également d’ouvrages critiques intelligents. Ses prédécesseurs au poste de juré ont été Manfred Eichel, ancien directeur d‘« aspekte » (émission culturelle de la télévision allemande), Werner Hofmann, directeur de la Hamburger Kunsthalle (Musée d‘art de Hambourg) pendant vingt ans et Axel Hecht, critique d’art, mais aussi fondateur et rédacteur en chef de la revue « art » pendant de longues années. Les quatre jurés successifs ont eu en commun de bien connaître l’oeuvre de Hans Platschek et d’apprécier son travail.
Hans Platschek est né à Berlin en 1923. En 1939, il a fui l’Allemagne pour l’Uruguay avec ses parents et l’un de ses frères en raison des
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origines juives de sa mère. A Montevideo, il s’est mis à étudier l’art, avant de revenir en Europe à l’âge de 30 ans. Un continent qu’il a sillonné puisqu’il a vécu successivement à Munich, Rome, Londres, Paris et même à Tanger, poursuivant son oeuvre de peintre et d’auteur dans toutes ces villes. Il a d’ailleurs été invité à documenta 2 à Kassel, ainsi qu’à la Biennale d’art contemporain de Venise. Il a par ailleurs écrit pour « art » et pour l’hebdomadaire « Die Zeit », a travaillé pour la télévision et écrit une multitude d’ouvrages intelligents au style brillant. « Die Dummheit in der Malerei » (De la bêtise en peinture) est certainement son livre le plus connu et le plus provocateur. En 1970, il décida de s’installer à Hambourg où il mourut en 2000. Depuis, la Fondation Hans Platschek s’y occupe de sa succession et de sa mémoire. Les membres du bureau de la fondation sont Kurt Groenewold, Gabriele von Loeper et Manfred Eichel.
Werner Büttner sera présent à art KARLSRUHE 2011 avec une sélection de ses réalisations. Les propres oeuvres de Hans Platschek seront également présentées.
Doté de 5 000 euros, le « Prix Hans Platschek de l’art et de l’écriture » a pour vocation de perpétuer le souvenir d’un artiste audacieux aux multiples talents, observateur critique de l’univers artistique, mais aussi de son temps.
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